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Artistes & graffeurs Portraits

Dh : l’art plastique de la récup

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C’est autour d’un déjeuner que nous avons fait la connaissance de Dh.
Depuis son plus jeune âge Dh entretien une relation salvatrice avec l’art plastique.
Son art et sa démarche artistique affichent une relation engagée autour de la société de consommation qu’il dénonce.

Et c’est bien parce qu’il l’a côtoyé de très prêt quand il travaillait dans la publicité qu’il sait précisément de quoi il parle.
Dh joue des surplus de matériaux industriels, crée des masques, compose des bouquets de fleurs vinyles et autres objets sauvés de la benne de ce système qui peu à peu le sature.

Il crée des logos et des visuels pour textiles… Il collabore avec des architectes en tant qu’infographiste sur des concours. Il est primé avec son équipe sur le concours Europan 7, << sauvez les coulées vertes en milieu urbain >>

En 2014, Dh décide de sortir du schéma traditionnel et se consacre entièrement à son art. Il s’installe à la Ruche collectif d’artistes sur Nîmes, et crée tout azimut pendant 3 ans. C’est là qu’il expérimente entre autres la « bombe », outil du graffiti. Il transmet ses savoir-faire aux jeunes talents de la scène street-art qui l’initient et l’invitent en retour sur des collaborations. Il se forme, affine son sens de la récupération, poursuit ses recherches. Il fait ses preuves dans la mise en scène d’installations éphémères et poétiques, entre peu à peu dans le mouvement Trash’Art.
S’installant en bord de mer, il est frappé par ses « laisses de mer plastiques » rejetées sur les plages. Il décide d’en faire sa matière première.
Et crée une exposition itinérante : « Tu l’aimes ta mer ?!». Il se lie à des associations environnementales (7e continent, We Ocean Project, l’Institut marin), échange avec des chercheurs « polymers », et monte avec sa compagne un atelier « Légos du futur » liant création et sensibilisation à la pollution plastique.

Avide de collaboration, Dh continue de participer à des expositions collectives comme La Galerie Ephémère (6 e édition) et intègre le collectif Iretge qui explore la thématique de l’homme sauvage. « On ne doit pas laissé de trace, si ce n’est le beau » Dh.

Aujourd’hui membre du réseau international SplashTrash Art, Dh propose d’ouvrir les yeux sur le monde de la consommation, et prendre conscience des déchets que nous laissons.

LeoVéro Vigreux pour Urban Art Up

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